NOUS SUIVRE

<<  Mar 2017  >>
 Lu  Ma  Me  Je  Ve  Sa  Di 
    1  2  3  4  5
  6  7  8  9101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  
Conférence de presse du 15 octobre PDF Imprimer Envoyer

"La position du Rwanda au sujet de la CPI est la mĂŞme depuis 10 ans"

Compte-rendu complet

Le Président Kagame a déclaré que le Rwanda avait ses doutes sur la CPI dès sa création, parce qu'il y avait le sentiment que c'était une autre institution internationale qui allait être manipulée et dont les victimes seraient les nations faibles. Lors de cette rencontre avec les médias locaux et internationaux, le Président Kagame a déclaré que ce qui se passe aujourd'hui ne fait que confirmer que lui et d’autres qui avaient partagé ce sentiment, avaient raison :

 

"Notre position n'est aucunement liée à ce qui se passe au Kenya. Le Kenya ne constitue qu’un parfait exemple des problèmes à la CPI. Ceci concerne également une autre question dont nous avons discuté à l'Union Africaine et qui est maintenant posée à l'Assemblée générale de l'ONU. Elle se rapporte à la compétence universelle qui permet à certains tribunaux inférieurs ou juges locaux de certaines nations de se réveiller et de décider de mettre en accusation les responsables d'un autre pays.

 

 

Quand vous regardez la nature des dossiers qui nous affectaient en France ou en Espagne, vous verrez qu'ils sont de nature politique, initiés par certains juges locaux. Si vous appelez ça  « compétence universelle », cela signifie que des juges de France, d’Espagne, du Rwanda ou d’autres pays d’Afrique pourraient initier également des dossiers…or ce n’est pas le cas dans la pratique. Il y a des gens qui ont le pouvoir d'utiliser le droit international pour juger les autres, mais cela ne s’applique pas à eux-mêmes. Vous constaterez la plupart du temps que ce c’est utilisé contre des personnes dont ils pensent qu'elles ne servent pas leurs intérêts ou pour déterminer les dirigeants des pays ... et cela arrive que dans un seul sens ... pourquoi devrions-nous accepter un monde fonctionnant de cette manière? "

 

Répondant à une question sur les récentes accusations du département d’Etat américain contre le Rwanda, concernant l’enrôlement d’enfants soldats, le Président Kagame a déclaré que l'intégrité, le professionnalisme et la discipline de l'armée rwandaise sont bien connus partout dans le monde et que, de fait, elle ne recrute pas d’enfants soldats dans ses rangs. Toutefois, le président Kagame a déclaré que le Rwanda et les Etats-Unis sont toujours bons amis et travaillent ensemble à bien des égards.

 

Le Président Kagame a déclaré que l’élévation des femmes dans les différentes sphères de la vie au Rwanda est toujours en cours et que l'objectif ultime est d’établir un mode de vie sans nécessairement avoir à utiliser l'action positive.

En ce qui concerne les perceptions émergentes selon lesquelles le Rwanda, l'Ouganda et le Kenya essaieraient peut-être d'exclure la Tanzanie et le Burundi des matières concernant la communauté Afrique de l’Est, le Président Kagame a déclaré:

"D'ordinaire, nous sommes censés avoir cinq pays dans la Communauté d’Afrique de l’Est autour de la table. Sur certaines questions, certains pays sont derrière les autres en termes de mise en œuvre par rapport à leur état initial. Le meilleur point de départ, si nous pouvons le faire, est pour nous tous d'être au même point de départ. Mais il y a une autre façon de voir les choses qui est de dire que si nous attendons que tout le monde soit au même niveau, il y a un danger que nous pourrions ne jamais aller de l’avant. Par conséquent, ceux qui sont prêts devraient progresser sur certains aspects aussi vite qu'ils le peuvent, tant qu'ils gardent l'objectif initial, et aider les autres à les rattraper le cas échéant. Cela a un effet d'accélérer l'intégration des pays d’Afrique de l'Est ".

Le président a assuré que les problèmes du Congo ont une répercussion sur le Rwanda et les Rwandais et que, bien que le Rwanda n’ait peut-être pas été en mesure de faire quelque chose à ce sujet, le pays a la capacité de protéger la population contre tout préjudice en faisant en sorte que ce qui se passe au Congo ne les affecte pas.

 

"Les problèmes du Congo existent depuis longtemps, et la priorité de chacun devrait être la recherche d’une solution. Nous avons eu des bombes qui ont explosé de notre côté de la frontière et qui ont tué des citoyens rwandais et notre réaction a été de dire « ça suffit ! Trop, c’est trop» et heureusement cela s'est arrêté. Ce n'était pas réellement dans notre intention d’aller là-bas pour faire quoi que ce soit, car nous n’avons pas besoin de ça. Notre sommes convaincus  que ce qui est important, c'est que la confusion et la souffrance qui persistent de l'autre côté doivent s'arrêter. Aujourd'hui, il y a des efforts dans la région et au-delà pour tenter de calmer la situation et trouver une solution et c'est ce dans quoi nous sommes impliqués. Le Rwanda ne veut, en aucun cas, se sentir comme victime."

Sur la question des problèmes signalés entre la Tanzanie et le Rwanda, le Président Kagame a déclaré qu'il est très difficile pour un pays de dire à l'autre ce qu'il doit faire, mais il y a eu des discussions entre les deux pays visant à essayer de faire comprendre aux gens la situation afin qu’ils puissent trouver une meilleure façon de gérer la situation.

Commentant la campagne en cours intitulée « Nd'Umunyarwanda » (Je suis Rwandai(se) ndlr) , le Président Kagame a dit qu’il s’agit d’un projet visant à continuer à fortifier le processus de réconciliation en cours en faisant la promotion de la cohésion sociale. Il s’agit selon lui, d’un dialogue national basé sur la vérité, qui facilitera la guérison de la société rwandaise.