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Culture et histoire

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Francais - Cultures et histoires

Les sept étapes du génocide au Rwanda:

Le génocide étant un sujet des plus complexes, il sera puisé dans le dernier état de la recherche scientifique, pour aborder celui qui a été perpétré sur les Tutsis du Rwanda.

Dans le tout dernier état des connaissances, à propos du Rwanda, historiens et juristes s’accordent, pour affirmer que seul le génocide anti-tutsi ne fait pas l’objet d’un débat d’identification.

Proposons au lecteur un écrit qui est devenu comme une sorte de classique, comme en témoigne sa publication dans trois revues à caractère scientifique : Les sept étapes du génocide au Rwanda. Paru dans Journal of International criminal justice 3 (2005) 823-836. Oxford University Press, 2005. Traduction en italien, journal de l’Université Catholique de Bicocca. 2007. Paru également dans N’épargnez pas les enfants. Mémoire d’un génocide de proximité.Bruxelles, les éditions Aden, Gilles Martin, édition établie par le MRAX, 2009.

L’article scientifique part de l’hypothèse proposée par Jean-Michel Lecomte, dans Enseigner l’Holocauste au XXIè siècle, Editions du Conseil de l’Europe, 2003, où il est lu, de la page 46 à la page 49,  cette hypothèse qui consiste dans un processus de déshumanisation, dont la déclinaison se fait en sept étapes, à savoir:


1. la définition de la future victime

2. son recensement

3. la désignation

4. les restrictions et les spoliations

5. l’exclusion

6. l’isolement systématique

7. la destruction massive

 

Consultez la version complète de ce texte: "Les sept étapes du génocide au Rwanda"

 

Le négationnisme du Génocide anti-Tutsi, arguments et contre-arguments:

Une clarification terminologique s’impose, en guise de brève introduction, sur deux vocables du champ sémantique de la négation des génocides. Il s’agit, pour les deux, du révisionnisme et du négationnisme.

Révisionnisme : À lire le terme de révisionnisme dans différents dictionnaires français, le mot renvoie à une position idéologique qui prône la rectification d’une doctrine politique dont l’esprit ne laisse pas place à la révision. Plus spécifiquement, et à l’origine, cet article de dictionnaire est lié à la position idéologique qui vise à minimiser ou à banaliser le génocide anti-juif, sous, singulièrement, le rapport des chambres à gaz ou des fours crématoires.

Si, au niveau du principe, le révisionnisme n’est pas toujours incriminable, dans la mesure où il se refuse à l’emploi idéologique de l’histoire, le négationnisme, lui, est toujours condamnable, car erroné et illégal à la fois. Pour cette raison, le négationniste revêt, toujours, l’habit du révisionniste, pour se donner bonne figure, et se dire fréquentable.

Négationnisme : Le négationnisme, on l’aura suggestivement compris, consiste dans un  révisionnisme qui n’a ni fondement éthique, ni fondement scientifique. Ce « révisionnisme n’est pas le jumeau du négationnisme, mais une imposture fabriquée par les premiers négationnistes qui affirmaient un droit à réviser qu’ils n’avaient pas. »

Il peut donc être dit , en guise d’introduction, et pour une clarification terminologique, que si le révisionnisme peut, théoriquement, se fonder sur le double plan éthique et scientifique, et si, à l’extrême limite, tout historien est révisionniste, en revanche, « nier l’histoire n’est pas la réviser.

Aussi convient-il, pour l’argumentaire qui est soumis au lecteur, de retenir le seul concept, ou la seule antivaleur de négationnisme.

Consultez la version complète de ce texte: "Le négationnisme du Génocide anti-Tutsi, arguments et contre-arguments"